Le marché du lait est en flammes. C’est pourquoi les producteurs et productrices de lait se sont rendus à Bruxelles, afin d’attirer l’attention sur leur situation intenable et d’éteindre de façon symbolique le feu qui ravage les marchés laitiers. Depuis longtemps, les prix du lait sont inférieurs aux coûts de production, ce qui a déjà poussé des milliers de producteurs à abandonner leur ferme.
Bruxelles, les 26 et 27 novembre 2012. Environ 2500 membres du European Milk Board (EMB), la confédération européenne des organisations de producteurs laitiers, ainsi que d'organisations sympathisantes sont venus manifester aujourd’hui et demain avec environ 1000 tracteurs dans la capitale européenne, dans le cadre de l’action « 1000 tracteurs à Bruxelles ». Le but de la manifestation est d’amener les décideurs politiques à assumer leurs responsabilités et à prendre des mesures efficaces pour le marché. Pour souligner leurs revendications, les producteurs laitiers ne quitteront pas les lieux pendant deux jours et passeront la nuit dans un grand chapiteau dressé devant le Parlement européen. « Les collègues du secteur sont venus en grand nombre de toute l’Europe. Cela montre à quel point l’avenir de l’agriculture paysanne au service des consommateurs leur tient à cœur. Cet avenir ne peut être assuré que grâce à une régulation flexible de l'offre, par le biais d'une agence de surveillance européenne pour le marché laitier », explique le président de l’EMB, Romuald Schaber.
La surproduction actuelle met le feu aux marchés laitiers en Europe. Il incombe dès lors aux Institutions européennes de prendre les mesures adéquates afin d’éteindre ce feu. C’est ce que les manifestants ont voulu montrer de manière symbolique, en arrosant de lait les bâtiments du Parlement européen à l’aide de tuyaux d’incendie. Une action de commémoration sur le thème de la disparition des fermes partout en Europe est également prévue. Par ces actions, les producteurs de lait souhaitent montrer aux décideurs politiques européens leur situation dramatique et souligner l’importance de mesures efficaces dans le cadre de la réforme de L'UE de l’organisation commune des marchés agricoles.
Selon Romuald Schaber, « il est impératif de mettre fin à la disparition des fermes en Europe, aux conséquences dramatiques pour notre société. Cette réalité est due à la surproduction absurde et à la pression sur les prix qui s’en suit. Des actions de commémoration pour tous nos collègues qui ont été poussés à abandonner leur ferme ne peuvent devenir la règle. »



