À l’échelon politique aussi, des discussions vont maintenant enfin être menées au sujet de mesures incitatives pour limiter la production. Fin février, Stéphane Le Foll, le ministre français de l’Agriculture, a présenté un modèle détaillé pour une réduction des volumes par le biais d’un renoncement volontaire à des livraisons et a élaboré trois options différentes (entre autres, aussi, celle d’une réduction des volumes à caractère obligatoire dans les États membres).
Le ministre allemand de l’Agriculture, Christian Schmidt, a lui aussi infléchi sa position : cette semaine, l’Allemagne et la France ont rédigé un catalogue de doléances commun pour le marché du lait et celui des porcins, catalogue qui doit être présenté le 14 mars aux ministres européens de l’Agriculture. Ce document comporte notamment l’introduction de mesures en vue d’une réduction des volumes à caractère volontaire de la part des producteurs de lait et des laiteries afin de permettre une remontée efficace des prix par le truchement de la gestion des quantités de lait, mesure complétée par des subventions communautaires de l’UE.
Le commissaire européen en charge de l’agriculture, Phil Hogan, se dit maintenant lui aussi prêt à se pencher sur la question d’une gestion volontaire des volumes sur le marché du lait à cette époque à laquelle les prix s’effondrent (conformément à l’article 222 de l’OCM). Il se déclare ouvert à l’égard de cette stratégie consistant à faire collaborer les organisations de défenses des producteurs de lait et les coopératives dans le cadre de cette gestion des volumes.

