(Bruxelles, le 29 mai 2020) Même si pour nous, les producteurs de lait et nos vaches, la vie tourne 365 jours par an autour du lait, le 1er juin – la Journée mondiale du lait – reste une date particulière.C’est un jour où nous devons regarder de l’avant.Un jour où nous voulons montrer ce qui constitue un secteur laitier équitable et durable, aussi bien d’un point de vue social qu’écologique.Un jour où nous soulignons une fois de plus que les conditions cadres nécessaires doivent être mises en place au niveau politique.
Notre secteur est :
- équitable si le produit, le lait, se vend à des prix rémunérateurs, et il est
équitable pour les personnes qui travaillent dans l’agriculture si elles sont rémunérées correctement pour leur travail ;
- socialement et écologiquement durable quand les agriculteurs emploient des modes de production d’intérêt écologique, dont les coûts plus élevés sont couverts par les prix – ces surcoûts ne sont donc pas supportés par les producteurs.
Pour le président de l’European Milk Board (EMB), Erwin Schöpges, les conditions citées ci-dessus ne relèvent pas de l’utopie. Elles peuvent être réalisées si la volonté sociétale et politique pour cela est suffisamment forte : « nous sentons partout dans la société une grande envie de changement, une recherche de sens et d’un mode de vie équitable. La crise du COVID-19 nous a, encore une fois, montré clairement à quel point nous dépendons les uns des autres et l’importance cruciale des personnes qui travaillent chaque jour à notre approvisionnement. Elles sont aussi essentielles que la gestion raisonnée de nos ressources écologiques. Quelque chose doit donc changer. » Cette quête, qui traverse la société, d’un mode de vie et de production durable et responsable est un moteur qui peut permettre de faire émerger des mesures concrètes.
Pour le secteur laitier, ces mesures doivent porter en particulier sur les éléments suivants :
Avec ses propositions sur le Pacte vert et la stratégie De la ferme à la table, la Commission européenne s’efforce actuellement de répondre aux demandes de la société en faveur de plus de durabilité. « Il est bien sûr très important que la Commission réagisse à ces demandes. Pour le développement durable de l’UE, mais aussi certainement pour sa propre justification politique », explique Erwin Schöpges. « Toutefois, pour renforcer le caractère durable de sa stratégie, elle doit s’assurer le concours de tous ceux qui devront mettre ces concepts en pratique. Dans le secteur agricole, il s’agit surtout des agriculteurs. »
Cependant, ces derniers ont besoin d’un cadre qui mette un terme à l’exploitation à laquelle ils sont actuellement soumis. Cela signifie donc des prix rémunérateurs, un revenu équitable et une véritable amélioration de leur position dans la chaîne de création de valeur. Il est aussi extrêmement important que les surcoûts qu’impliquent des normes plus strictes ne restent pas à la charge des producteurs. Cela ne ferait, en effet, qu’aggraver la situation d’exploitation que nous connaissons actuellement.
Sieta van Keimpema, la vice-présidente de l’EMB, souligne que les propositions actuelles de l’UE sont très insuffisantes sur ce sujet : « Ces aspects essentiels sont encore clairement négligés dans la stratégie De la ferme à la table et dans la réforme actuelle de la PAC. Il est difficile de voir comment cela peut stabiliser la situation des producteurs et ne pas l’aggraver davantage. » Sieta van Keimpema invite donc les institutions européennes à accorder suffisamment d’attention à ces points dans une version corrigée. « Ce n’est qu’ainsi que nous développerons un concept durable réussi pour l’UE », affirme Mme van Keimpema. Comme le souligne encore leur vice-présidente, les producteurs de lait de l’EMB entendent faire preuve d’optimisme et regarder de l’avant avec l’UE pour définir conjointement les conditions cadres d’un avenir véritablement durable, du point de vue social autant qu’écologique. Ils ont déjà fait parvenir des propositions en ce sens à la Commission européenne il y a quelques semaines.
Contacts :
Erwin Schöpges – président de l'EMB (FR, DE, NL) : +32 (0)497 904 547
Sieta van Keimpema – vice-présidente de l'EMB (NL, EN, DE) : +31 (0)612 16 80 00
Vanessa Langer – contact presse de l'EMB (FR, EN, DE) : +32 (0)2 808 1935


