MILK-NEWS

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Chers amis producteurs et productrices de lait, chers sympathisants, chers partenaires du Lait équitable,

Pour le mois de juin, nous avons souhaité consacrer l’intégralité de notre bulletin à un projet tout particulier de l’EMB : le Lait équitable. Il est la meilleure preuve et l’illustration pratique que le lait peut avoir un prix rémunérateur, ce qui est l’objectif pour lequel l’EMB milite dans toute l’Europe. En effet, comme le montre une étude sur les coûts qui sera publiée prochainement, les dirigeants d’exploitation et la main d’œuvre familiale dans le secteur laitier de l’UE ont, en moyenne, des revenus très inférieurs au salaire minimum. À ceci vient s’ajouter la disparition rapide des exploitations, qui y est liée. C’est à cela que voulaient s’attaquer les pionniers et pionnières du Lait équitable il y a plus de dix ans et ils ont pris en main la commercialisation d’une partie de leur lait. Il s’agit de la première et seule marque européenne à être dirigée par les éleveurs laitiers eux-mêmes.

Je m’étonne régulièrement de la façon dont ces projets et leurs protagonistes ont crû au fil des ans. Ils sont aujourd’hui une pierre angulaire du travail de l’EMB sur le plan politique, mais aussi pour parvenir à une durabilité globale dans les exploitations. Du point de vue économique, en effet, le Lait équitable permet de dégager une plus-value pour les producteurs et productrices participants pour chaque litre de lait vendu. Ceux-ci se voient donc verser un prix équitable et peuvent ainsi assurer la survie durable de leur exploitation. De plus, le Lait équitable permet de renouer le lien direct entre les agriculteurs et les consommateurs. Tous les projets considèrent que ce contact est essentiel et ils le soulignent aussi dans les articles de ce numéro. Par sa présence dans les rayons (réfrigérés) des magasins allemands, belges, français, luxembourgeois et suisses, le Lait équitable envoie également un signal fort à l’opinion publique en faveur de prix rémunérateurs, et joue ainsi déjà un rôle politique important.

Mais le Lait équitable nous aide aussi énormément dans l’arène politique car il s’agit du meilleur exemple pour montrer qu’il est possible d’avoir une production laitière qui couvre ses coûts. En ce qui concerne les relations publiques, l’ambassadrice du Lait équitable, la « Faironika », est devenue un symbole important et reconnu par beaucoup. Elle accompagne les actions politiques, les manifestations ou les rencontres avec les responsables politiques afin d’attirer l’attention sur nos revendications et de rappeler notre message politique. Surnommée « Justine » en français, elle était présente dernièrement dans le quartier européen de Bruxelles lors de la Journée mondiale du lait et elle portera nos revendications pressantes de prix du lait significativement meilleurs lors de différentes actions cet été.

Je voudrais saluer ici l’engagement fort des producteurs de Lait équitable et les en remercier. C’est grâce à eux et à vous que ce projet fonctionne si bien dans de nombreux pays. Il insuffle la confiance aux jeunes éleveurs laitiers et leur donne une perspective d’un avenir durable. Nous devons donc poursuivre nos efforts et continuer à développer ce projet de consolidation réciproque entre les aspects politiques et économiques.

 

Sieta van Keimpema, présidente de l’EMB

Des nouvelles de Fairebel, le Lait équitable belge

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© Fairebel

Il y a onze ans, un petit groupe d’agriculteurs lançait l’initiative du Lait équitable en Belgique. La coopérative a été fondée en 2009 par huit éleveurs. Elle fédère désormais plus de 500 producteurs dans trois secteurs différents (lait, fruits et viande). Les ventes ont augmenté chaque année et, en 2020, nous avons vendu plus de 13 millions de litres de lait. Pour les membres de Faircoop, la coopérative qui commercialise la marque Fairebel, cela signifie qu’ils ont reçu un prix rémunérateur de 45 centimes pour un total de 13 millions de litres, une véritable lueur d’espoir pour de nombreuses exploitations.

 

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, les agriculteurs n’ont malheureusement pas pu organiser de dégustations dans les magasins. Nous espérons toutefois que nous pourrons bientôt les reprendre afin que les consommateurs et consommatrices puissent de nouveau rencontrer les producteurs et productrices de lait de Faircoop. Ces dégustations dans les magasins sont la pierre angulaire de notre marketing, mais nous demandent aussi souvent un effort : nous sommes éleveurs et nous n’avons pas l’habitude d’aller au contact des gens pour vendre nos produits.

Mais cet engagement, auquel se prêtent tous les membres (en général par deux, avec au moins un membre expérimenté), en vaut vraiment la peine. À la fin de la journée, nous repartons satisfaits du magasin, car nous avons vendu une palette et proposé une solution aux consommateurs. La plupart des clients et consommateurs connaissent déjà la situation difficile des exploitations laitières, grâce aux actions politiques menées au cours des dernières années, et il y a également une prise de conscience croissante de l’importance des produits équitables. Beaucoup attendent juste une réponse, qu’on leur dise quel lait ils devraient acheter, quel lait leur permet de faire quelque chose. Quand ils le dégustent, ils apprécient le goût de notre lait équitable, les gens apprécient le projet dans son ensemble et remettent dans les rayons les autres laits qu’ils ont déjà mis dans leur chariot.

Cette année, nous avons déjà mis deux nouveaux produits sur le marché : le fromage d’abbaye en tranches (250 g) Fairebel et la glace vanille BIO Fairebel en pot d’1 litre. Ces deux produits sont disponibles à la vente dans les magasins Colruyt. D’autres produits sont encore en préparation.

J’espère que l’année 2021 sera aussi bonne que l’année 2020 pour la vente de produits Fairebel et que d’autres producteurs et productrices de lait décideront enfin de prendre leur avenir en main et de rejoindre notre mouvement.

 

Daniel Hick, vice-président de Fairebel

« L’important, ce sont les visages du projet. »

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© Die Faire Milch

Entretien avec Andrea Münnekehoff

Responsable de projet marketing / communication chez « Die Faire Milch » Allemagne

 

Andrea, depuis quand le projet existe-t-il et quels produits proposez-vous ?

Notre initiative a démarré en 2010. Nous avons commencé avec deux sortes de lait UHT (3,8 % et 1,8 % de matière grasse) et notre gamme s’est étoffée par la suite par l’ajout d’un lait sans lactose (1,8 % de matière grasse) et de trois types de fromages (« Butterkäse » (fromage à pâte demi-molle), emmental et fromage de montagne). Et pour les gourmets, grands et petits, nous proposons une crème de liqueur à la vanille et un lait chocolaté.

Comment êtes-vous organisés ?

Environ 100 exploitations participent actuellement au programme en Allemagne et s’engagent pour le Lait équitable. Nos agriculteurs et agricultrices sont le visage de la marque : ils se rendent dans les supermarchés, ils sont disponibles pour les clients et consommateurs, ils animent les stands de dégustation et ils promeuvent nos produits lors de nombreuses foires et salons. Ils appartiennent à la coopérative « fair food eG». Les consommateurs peuvent également y adhérer.

Qu’est-ce qui motive ces producteurs ?

Il est très motivant de convaincre le commerce de vendre leurs produits. En effet, ils s’identifient très fortement avec leur produit ; ils sont fiers que leur lait trouve sa place dans les rayons. Lors des dégustations, les consommateurs leur témoignent beaucoup de compréhension et de sympathie. Cela tient aussi au fait que pouvoir mettre « un visage » sur le lait permet de mieux appréhender la situation globale des exploitations : on comprend mieux « nous devons investir dans notre étable » qu’une expression plus abstraite comme « il faut stabiliser le marché du lait ».

Et qu’est-ce qui motive les consommateurs ? Pourquoi investissent-ils dans ce projet ?

Ils veulent contribuer à la durabilité. Là aussi, le fait de mettre « un visage » sur le projet aide, car cela crée de la proximité et de la confiance, qui sont des facteurs importants pour investir. De plus, ils peuvent apporter une contribution active et participer à la prise de décision sur les orientations générales du Lait équitable lors de nos assemblées.

Comment vous adressez-vous aux consommateurs, comment se passe la prise de contact ?

Beaucoup sur les réseaux sociaux, ce dont témoignent les plus de 22 000 personnes qui nous suivent sur Facebook. Nombreux sont aussi ceux qui consultent d’eux-mêmes notre site internet. L’idée qu’il n’est pas possible de vivre du lait à bas prix s’est déjà répandue. Il reste toutefois essentiel de sortir de l’anonymat, et c’est là que le contact direct entre en jeu. Évidemment, certains ont plus de facilités, mais nous observons aussi le changement qui s’opère chez nos agriculteurs et agricultrices. Il leur devient plus facile de prendre leur courage à deux mains pour s’adresser aux consommateurs quand ils reçoivent une reconnaissance directe et sincère pour leur travail et pour leur produit de qualité.

Quelles sont les perspectives pour le Lait équitable en Allemagne ? Quelles sont les prochaines étapes ?

Nous sommes en train de travailler à développer de nouveaux produits, c’est une phase passionnante ! Notre nouveau lait de pâturage bio arrivera sur le marché dès le mois de juin. Il s’agira ensuite de gagner de l’argent et de renforcer notre position. Nous cherchons à recruter de nouveaux membres surtout dans le nord et l’est du pays, afin de mieux répondre à la demande des consommateurs et consommatrices dans ces régions. Notre objectif principal pour 2021 est globalement d’être présents sur une part plus large du territoire.

Pour conclure : quels conseils donnerais-tu à des producteurs qui réfléchissent à lancer le Lait équitable dans leur pays ?

Il est très important d’avoir, dès le début, un dialogue ouvert et constructif entre tous les militants et les participants. Et l’autre clé du succès, on ne le répétera jamais assez, sont les visages du projet ; il faut raconter leur histoire.

Andrea, merci de nous avoir accordé de ton temps et bonne chance pour la suite avec le Lait équitable.

 

Simon Bauer, European Milk Board

500 producteurs de lait engagés derrière la marque FaireFrance

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© Fairefrance

Les agriculteur.trice.s français luttent au quotidien pour valoriser leur production. Chez les producteurs de lait, ils sont 544, répartis sur toute la France, à être engagés derrière la marque FaireFrance qui commercialise depuis 2013 un lait 100 % français qui rémunère au juste prix les producteurs.

À Saint-Paul, dans l’Orne, Isabelle Rouyer fait partie de ces agriculteur.trice.s copropriétaires. Le matin aux champs, l’après-midi au E.Leclerc de Flers : l'exploitante laitière de 47 ans à Saint-Paul, dans l’Orne, partage son temps entre ses 80 vaches et son rôle d’administratrice chez FaireFrance.

 

Ancienne chargée de devis durant 14 ans en mécanique de précision, reconvertie dans l’agriculture depuis six ans, elle va à la rencontre des consommateurs plusieurs journées par an et réalise des animations en magasin pour promouvoir le Lait équitable FaireFrance. « Notre force, c’est d’être agriculteurs. Les gens ont perdu l’habitude d’avoir un contact direct avec les producteurs et sont très contents de nous voir revenir dans les supermarchés », déclare-t-elle. Isabelle Rouyer a rejoint FaireFrance en 2019 et milite depuis pour une rémunération plus juste des éleveurs laitiers.

Des animations en magasin

Comme elle, les 500 agriculteurs-copropriétaires de FaireFrance vont en personne à la rencontre des consommateurs dans les points de vente proches de leur élevage. FaireFrance est d’ailleurs la seule marque de lait à proposer des animations en grande surface. Acheter une brique FaireFrance, c’est garantir 45 centimes pour le producteur, là où les laiteries l’achètent en moyenne à 31 centimes par litre. « On explique aux consommateurs ce qu’il y a dans nos briques. C’est très important de garder le contact, les agriculteurs en ont besoin aussi », témoigne Isabelle Rouyer, pour qui ces animations en magasin sont un réel bol d’air. Les agriculteurs deviennent ambassadeurs et démarchent eux-mêmes les supermarchés et font la promotion de leur marque. FaireFrance garantit un lait 100 % produit et transformé en France.

Le juste prix du lait

En 2009, il y a eu la grève du lait et les agriculteurs ont manifesté leur mécontentement concernant les prix du lait auprès de leurs laiteries. Après cette grève, ce n’était pas facile de trouver une laiterie partenaire, heureusement pour FaireFrance, la Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel dans le Loiret a accepté dès 2013 de jouer le jeu du Lait équitable et conditionne les briques et bouteilles FaireFrance, qui sont vendues sur le territoire. Cela signifie concrètement qu’avec une seule laiterie partenaire les agriculteurs trop éloignés de la laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel doivent continuer de vendre leur lait à leur laiterie habituelle. « Lactalis m’achète mon litre de lait à 32 centimes », expose Isabelle Rouyer. « Mais les animations que j’organise en magasin et mes actions FaireFrance me permettent d’obtenir une plus-value. » Un peu plus d’un million d’euros a ainsi été redistribué aux éleveurs laitiers de FaireFrance en 2019.

À terme, l’objectif de l’entreprise est de convaincre davantage de laiteries, supermarchés et consommateurs de l’importance d’acheter du Lait équitable. « La France a besoin d’agriculteurs pour nourrir ses habitants », poursuit l’agricultrice. FaireFrance est référencé dans plus de 8 500 points de vente sur le territoire. Ce sont des supermarchés qui acceptent de réduire leurs marges pour proposer ces briques. Les échanges entre agriculteurs sont aussi importants, que ce soit sur les techniques d’élevage, le bien-être animal, ou simplement le moral. « Je ne regrette pas du tout mon choix de reconversion. J’ai trouvé mon équilibre avec FaireFrance et pour rien au monde, je ne changerais de métier aujourd’hui », conclut-elle.

Pour en savoir plus sur FaireFrance : https://fairefrance.fr/

 

Version adaptée d’un article paru dans Ouest France le 17 mars 2021

Mes aventures avec le Lait équitable « D’Fair Mëllech »

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© D’Fair Mëllech

Je suis fille d’agriculteur. Depuis mon enfance, je suis passionnée par les vaches, l’élevage et le lait. Après mes études au lycée agricole, j’ai travaillé quelques années au service d’élevage « Herdbook ». Mon mari René est éleveur laitier et nous avons trois enfants. Ensemble, nous avons repris la ferme de mon beau-père.

 

Pendant la crise du lait, nous avons décidé ensemble de « jeter » notre lait, de ne pas livrer à la laiterie pendant une semaine. Nous voulions nous battre pour l’avenir de notre ferme et de notre famille. En 2009, la Fairkoperativ et le Lait équitable au Luxembourg sont nés. Sur les routes pour la grève du lait, nous étions présents pour demander un changement auprès de la politique et des consommateurs. Enfin, quelque chose se passait et il fallait s’engager. Pour mon mari et moi, c’était clair : nous voulions participer à cette aventure du Lait équitable.

Les premiers pas ont été faits par Fredy de Martines. Il a trouvé la laiterie Luxlait pour emballer le lait. Ensuite ont suivi les discussions et les négociations commerciales avec les magasins. Notre premier produit, le lait UHT entier, se commercialisait très bien. Et déjà fin de la même année, le lait UHT demi-écrémé sortait, puis le beurre en 2012 et en 2014 la crème fraîche. En 2017, nous lancions des glaces artisanales en sept parfums, des yaourts en quatre parfums et le premier Brie luxembourgeois.

Je me souviens encore de ma première manifestation. C’était à la foire agricole, sur un tout petit stand. Je suis arrivée, j’ai eu un T-Shirt et j’ai tout de suite intégré la grande famille du Lait équitable. Par la suite, j’étais présente à de nombreuses manifestations. Un jour, on m’a demandée de m’engager davantage pour agrandir la Fairkoperativ. J’ai appris à encoder les livraisons, à rédiger des rapports de comité et à développer de nouvelles idées, comme la collaboration avec Fairtrade Luxembourg. Cela nous permet maintenant de proposer trois nouveaux laits chocolatés doublement équitables – pour les producteurs et productrices de cacao et de lait : en UHT 1 litre, en 330 ml et au lait frais en demi-litre.

J’ai aidé à résoudre les premiers problèmes avec la grande surface. Après une augmentation de prix mal préparée, le plus grand supermarché du Luxembourg nous a exclus pendant trois semaines. Des discussions sur les marges ont eu lieu : est-ce normal qu’un supermarché calcule plus de marge que ce que le producteur reçoit pour son lait avec tous ses risques et incertitudes ? Le supermarché met les produits dans le rayon et le soir, il a les sous dans sa poche. Son risque est calculable, mais l’agriculteur doit élever une génisse, l’inséminer, il a le risque du vêlage. La vache doit être nourrie avec les meilleurs aliments pour pouvoir produire du lait. Un lait qui est livré à une laiterie tout en sachant que le prix ne couvre pas les coûts de production. Des problèmes qui sont à résoudre ! Nous, les agriculteurs et agricultrices, nous avons maintenant la possibilité de jeter un œil dans les coulisses du commerce, surtout des grandes enseignes, avec notre marque du « Lait équitable ».

Depuis 2013, je suis présente dans tous les comités. J’étais assise à côté de Berthe Elsen lors de la première conférence du Lait équitable à Ciney et lors de ma première réunion de l’EMB. Je me rappelle encore bien : ma tête chauffait tellement j’avais reçu d’informations. Je ne pensais pas que je comprendrais tout cela. Avec le temps, je m’y connais de mieux en mieux dans l’univers politique et je suis rentrée de plus en plus dans le monde du Lait équitable. J’ai accompagné Fredy chez les ministres et les grands acheteurs des supermarchés. Avec lui, j’ai rencontré les directeurs des laiteries, signé le contrat avec Fairtrade. J’ai grandi avec la Fairkoperativ.

En 2017, nous avons décidé de personnaliser le Lait équitable. Avec notre graphiste j’ai fait le tour des fermes de nos membres. Les panneaux que nous avons faits avec les photos prises sur site sont exposés sur nos stands lors des manifestations.

Tout le monde a bien travaillé, la Fairkoperativ évolue. En 2014, nous avons vendu un produit par habitant ; en 2017, c'était déjà deux. Avec des chiffres de vente toujours en augmentation, notre but est que les Luxembourgeois consomment quatre produits « D’Fair Mëllech » en 2021.

De mon côté, je veux continuer mon chemin avec le Lait équitable et avec toutes les personnes que j’ai rencontrées ces dernières années. Fin 2019, ce chemin m’a menée à la présidence de la Fairkoperativ. Dans tous les pays européens, j’ai des ami.e.s qui ont le même rêve : un prix du lait équitable et un avenir digne pour la production de lait. Le Lait équitable est une grande famille européenne où tout le monde montre sa passion pour le lait.

 

Danielle Warmerdam, version modifiée d’un discours tenu à la conférence du Lait équitable

2020, première année complète pour Faireswiss : bilan !

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© Faireswiss

Nous sommes au printemps 2021, le Lait équitable Faireswiss a aujourd’hui un an et quelques mois. Rappelez-vous : le lancement a eu lieu le 23 septembre 2019 ! Retour sur l’année 2020, notre première année complète. Nous espérions dépasser le million de litres de lait vendu. C’est chose faite ! Nous avons fini l’année 2020 avec 1 071 271 de litres de lait vendus, incluant la part des fromages.

 

 

Des produits qui sont venus compléter la gamme tout au long de l’année

Avec au démarrage une brique de lait entier à 3,5 % de matière grasse ainsi que cinq fromages à pâte molle de la fromagerie Grand Pré à Moudon, une brique de lait écrémé à 1,5 % de matière grasse est venu compléter la gamme mi-mars 2020. Puis, septembre 2020, un sixième fromage de Grand Pré : le Petit Boisé ainsi que des crèmes à café équitables Cremo pour la restauration. Et enfin, courant décembre, la fondue moitié-moitié Gruyère AOP/Vacherin Fribourgeois AOP de la fromagerie du Vacherin Fribourgeois SA à Bulle. À ne pas manquer, pour l’instant, chez Manor. Les crèmes à café équitables sont désormais, depuis début février 2021, aussi disponibles en pack de dix, chez Manor.

De plus en plus de points de ventes et soutien

Après un démarrage fort dans les magasins Manor Food de toute la Suisse, SPAR, en Suisse alémanique, a décidé de rejoindre le bateau au mois de juin 2020, ainsi que les magasins PAM et Edelweiss en Valais, mais aussi Aligro et culturefood et d’innombrables épiceries locales. En soutien, ce sont le Centre hospitalier universitaire (CHUV) de Lausanne, des crèches, restaurants d’entreprises (Novae, Eldora), restaurants, cafés : au total, environ 400 points de vente et de soutien sur toute la Suisse ! De belles collaborations se sont mises en place : farmy.ch, le labelbleu.ch, la Maison Chocola’Thé, Intchiè No à Sion, etc.

Des récompenses 

Nous avons reçu deux prix PERL (Prix Entreprendre Région Lausanne) au début de l’été ainsi que le prix de la Loterie Romande dans le cadre de la Semaine du Goût en septembre 2020. Nous avons d’ailleurs été partenaire de la Semaine du Goût et pendant cette semaine, nous avons tenu des stands au marché de Lausanne et Vevey afin de présenter notre démarche au public.

60 coopérateurs producteur.trice.s de lait

Début janvier 2021, ce sont 21 nouveaux et nouvelles producteur.trice.s de lait, réparti.e.s entre la Suisse alémanique et la Suisse romande, qui ont rejoint la coopérative. Bienvenue à eux.elles ! Nous sommes désormais 60 producteur.trice.s. Beaucoup sont encore sur la liste d’attente. L’intégration doit se faire avec parcimonie.

Le développement sur la Suisse alémanique reste timide. Nous avons désormais une personne qui s’occupe des réseaux sociaux de l’autre côté de la Sarine. Doucement mais sûrement, le projet commence à se faire connaître. Nous remercions les consommateur.trice.s, transformateurs, distributeurs, vidéastes, graphistes, journalistes, paysan.ne.s, etc. ! Continuons en 2021 sur cette belle lancée ! 

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Anne Chenevard, présidente, et Berthe Darras, secrétaire de Faireswiss

Un temps fort en juillet : la Conférence du Lait équitable au Luxembourg

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© FaireFrance

Un des événements les plus importants du calendrier du Lait équitable approche à grands pas : la Conférence inter-nationale du Lait équitable se tiendra cette année le 2 juillet, dans le cadre de la Foire agricole à Ettelbruck, au Luxembourg. Pourquoi cet événement est-il si important ? Cette conférence concentre et renforce la cohésion et la solidarité entre les producteurs de lait par-delà les frontières nationales.

 

Les agriculteurs ont en commun l’expérience de coûts non couverts par le prix du lait, mais aussi la fierté d’avoir pris leur destin en main et d’avoir bâti une alternative durable par et pour les éleveurs. Dans le même temps, ils ont forgé un lien étroit avec les consommateurs, qu’ils ont impliqué directement dans leurs projets. Cette année, il y aura un motif supplémentaire de réjouissance : le projet luxembourgeois D’Fair Mëllech fête son dixième anniversaire !

La Conférence internationale du Lait équitable est une occasion de s’entretenir avec des collègues des pays partenaires non seulement sur les sujets d’actualité, mais aussi sur des questions d’avenir. Tous sont heureux de faire part de leur expérience et de donner des conseils quant aux défis que pose le Lait équitable. Ce sont souvent les discussions informelles en marge de l’événement qui inspirent de nouvelles idées et qui font avancer les militants et le projet.

Le 2 juillet, la cérémonie d’ouverture sera suivie d’une présentation des différents projets de lait équitable et local. Cette année, de nombreux militants et fans du Lait équitable attendent tout particulièrement les présentations des projets au Mali et au Burkina Faso. En effet, la solidarité du Lait équitable a désormais passé les frontières de l’Europe et s’étend à l’Afrique de l’Ouest.

Enfin, la cérémonie de remise de la Justine en Or constituera le temps fort de la conférence. Vous attendez certainement avec impatience de découvrir qui, dans le monde politique, de l’agriculture et de la société civile, se verra décerner cette récompense pour les services rendus.

L’estomac et les papilles ne seront pas en reste et vous aurez l’occasion de vous restaurer pendant la conférence (et les festivités). Cette année aussi, les dégustations de produits pourront à nouveau avoir lieu. Vous aurez ainsi la possibilité de discuter et de parler métier autour du lait, du yaourt, du fromage, de la glace et d’autres gourmandises de toute l’Europe. Qui sait ? Peut-être que l’un ou l’autre produit pourra susciter de nouvelles idées pour compléter la gamme d’un projet frère ou que cette conférence inspirera même le démarrage d’un nouveau projet de Lait équitable dans un nouveau pays.

Si vous souhaitez y assister, et pour des raisons d’organisation, nous vous prions de bien vouloir vous inscrire jusqu’au 20 juin 2021 auprès de danielle.warmerdam@fairmellech.lu.

Adresse de la conférence : Foire Agricole, Rue du Deich, 9002 Ettelbruck, Luxembourg

 

Découvrez la vidéo d'invitation à la Conférence du Lait équitable ici !

 

Bureau de l’EMB

Le Lait équitable sur les réseaux sociaux

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© Pixabay, Thomas Ulrich

Les projets du Lait équitable sont également très actifs sur les réseaux sociaux. Vous voulez en savoir plus ? Voici quelques moments forts de nos pays partenaires du Lait équitable : 

 

 

 

SuisseFrance
 
Tour FaireswissLa solidarité avec une brique de lait
Alpage Wimpfel

 

 

Luxembourg    Allemagne
   
Dat as eis #FAIRMËLLECH 
    La marque des producteurs laitiers

 

 

BelgiqueEMB, Europe
      
10 ans FairebelLa famille européenne

 

 

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