MILK-NEWS

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Chers amis producteurs et productrices de lait, chers sympathisants, chers partenaires du Lait équitable,

Après notre premier bulletin du mois de juin, nous consacrons également ce bulletin du mois d’octobre entièrement au Lait équitable. En effet, je pense qu’il est essentiel que l’EMB et le Lait équitable travaillent de concert. Prenez l’étude de coûts, par exemple, grâce à laquelle l’EMB offre aux projets de Lait équitable une base solide sur laquelle les prix équitables peuvent être calculés. D’autre part, obtenir des prix équitables est possible, et j’en veux pour preuve le succès de nos projets. Ceux-ci à leurs tours constituent une corde supplémentaire à notre arc lors de négociations et discussions avec les décideurs politiques, la distribution et la société civile.

Tout a commencé il y a plus de dix ans avec nos imposantes manifestations et actions. Dans de nombreux pays les consommateurs et consommatrices étaient de plus en plus nombreux à nous demander « Comment pouvons-nous vous soutenir ? », « Quel lait devrions-nous acheter ? ». De ces expériences naquit l’idée de lancer une marque par et pour les agriculteurs et agricultrices, en partie en étroite coopération avec les consommateurs et consommatrices, à qui nous pouvons désormais donner une réponse claire. L’EMB et ses membres endossent ici un rôle de pionniers.

Mais comme c’est souvent le cas avec les projets couronnés de succès, certains tentent de les imiter ou en copient le modèle en vue de se remplir les poches. Il suffit de jeter un coup d'œil aux rayons frais des supermarchés en Europe : on trouve de plus en plus souvent des marques dont l’emballage comporte la mention « équitable », « juste » ou d’autres termes similaires. D’une part, ceci donne raison à la cause que nous défendons depuis des années, car cela indique qu’un nombre croissant de consommateurs et consommatrices est conscient de ce problème, et que le secteur ne peut plus ignorer ou éviter cette question.

D’autre part, quand on regarde ces produits de plus près, on constate qu’il s’agit de marques appartenant aux chaînes de supermarchés ou à des producteurs qui proposent une plus large gamme d’autres produits laitiers. Cela soulève plusieurs questions : le prix de ce lait est-il équitable et, le cas échéant, sur quel calcul se base-t-il ? Si l’on assume que ce prix est correct, ne devrions-nous pas nous demander si cela n’est pas la preuve vivante que la distribution et la transformation sont en mesure – contrairement à ce que l’on affirme fréquemment – de payer leurs producteurs équitablement ? Pourquoi ces entreprises ont-elles besoin d’avoir leur propre marque équitable au lieu de payer un prix rémunérateur pour chaque lait alors qu’elles sont conscientes de la sous-couverture des coûts ? Je pense que ce faisant, elles admettent ouvertement qu’elles ne rémunèrent pas leurs producteurs et productrices de façon équitable.

Aussi positive que puisse être la demande croissante pour des produits « équitables », ne nous laissons pas aveugler par ceux qui pratiquent le « social washing ». Par ailleurs, étant donné que la situation sanitaire le permet dans la plupart des pays, nous devrions nous rappeler la force motrice du Lait équitable et en tirer parti : le contact direct avec les consommateurs. Lorsque nous les rencontrons, nous devrions mettre l’accent sur le fait que contrairement aux marques de la distribution ou de la transformation, le Lait équitable est un projet créé par et pour les agriculteurs et agricultrices. C’est un projet qui offre un large éventail de produits équitables depuis sa conception. C’est un projet dont le succès repose sur une combinaison de militantisme et d’engagement fort des membres et de travail politique sur la question des prix. Endossons notre rôle de pionniers, allons de l’avant main dans la main et continuons à bâtir ce projet sans égal.

 

Sieta van Keimpema, Présidente de l’EMB

« L’engagement pour le Lait équitable en vaut la peine »

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© D'fair Mëllech

Entretien avec Jeff Thiry

Gestionnaire junior de la ferme et laiterie Thiry, membre de D'fair Mëllech

 

Jeff, pourrais-tu nous présenter brièvement ta ferme ?

Nous avons une petite exploitation familiale dans le village de Schuller, dans le sud du Luxembourg, avec environ 65-70 vaches laitières Fleckvieh. Nous avons des taureaux à l’engraissement, des poulets de chair et des poules pondeuses, et en 2013, nous avons ouvert notre propre petite laiterie. Nous cultivons du maïs et de l’herbe pour la production de notre fourrage et n’achetons que de petites quantités de fourrage concentré, tout cela sans OGM. D’fair Mellëch est le projet de Lait équitable luxembourgeois et, avec les autres membres, nous agissons en conformité avec notre cahier des charges élaboré en collaboration avec une organisation environnementale, c’est-à-dire que nous contribuons à préserver l’environnement et le climat à travers des initiatives supplémentaires. Par exemple, nous plantons des arbres et des haies et utilisons moins d’engrais sur différentes surfaces.

Peux-tu nous en dire plus sur la laiterie Thiry et comment cette idée vous est venue ?

Je travaille à la ferme avec ma femme, mon frère, mes parents et trois employés. Pendant longtemps, mes parents avaient une trentaine de vaches laitières. Quand mon frère et moi avons décidé de reprendre le flambeau, nous avions entre 40 et 50 vaches. Nous nous sommes ensuite demandés comment générer davantage de valeur sur la ferme tout en garantissant un revenu pour deux ou trois familles. Étant donné que la terre est chère au Luxembourg et que nous ne voulions pas déplacer nos voisins, élargir l’exploitation n’était pas une option. C’est comme ça que nous avons eu l’idée de construire notre propre laiterie afin de créer plus de valeur en transformant le lait directement.

Et le projet D’fair Mëllech dans tout ça ?

Nous transformons une partie de notre lait dans notre propre laiterie. Nous produisons du lait frais, du lait chocolaté ainsi que différentes sortes de yaourts et de glaces pour D’fair Mëllech. Nous livrons ces produits à des écoles, des écoles maternelles et d’autres institutions publiques, entre autres.

Quand et pourquoi avez-vous décidé de rejoindre D’fair Mëllech et quel y est votre rôle ?

Depuis 2010, car nous faisons partie des co-fondateurs. Mon frère et moi étions encore à l’école, mais notre père était déjà impliqué dans la lutte pour de meilleurs prix. Il participait toujours aux manifestations et actions à Bruxelles. À l’époque, les consommateurs ont commencé à nous demander de plus en plus comment ils pouvaient nous aider et quel lait acheter pour nous soutenir. Notre père était membre du conseil d’administration jusqu’à l’année dernière, mais il a maintenant laissé sa place à des jeunes motivés et passionnés. Toute notre famille se mobilise pour le projet D’fair Mëllech. Nous faisons nos heures obligatoires, mais nous nous activons également beaucoup en coulisses.

Quels enseignements as-tu tiré de D’fair Mëllech ?

J’ai appris que quand on veut soi-même commercialiser une marque lancée par et pour les agriculteurs, cela exige beaucoup de travail, qu’il faut s’imposer auprès des supermarchés pour que nos produits soient disponibles en rayon. Mais on comprend aussi à quel point les choses sont difficiles dans le commerce : la distribution est si dure envers les laiteries qu’on voit pourquoi les agriculteurs n’arrivent pas à obtenir de bons prix. Cependant, l’engagement envers ce projet en vaut la peine, parce qu’au bout du compte les exploitations de nos membres reçoivent une belle somme d’argent supplémentaire.

Comment ça se passe avec ta laiterie et D’fair Mëllech ? Avez-vous de nouvelles idées ?

Nous devons œuvrer à mieux nous faire connaître, nous faire référencer dans un nombre plus important de supermarchés et placer l'ensemble de notre gamme de produits dans les supermarchés qui vendent déjà nos produits. Nous avons de nouvelles idées et projets en tête tant pour Thiry que pour D’fair Mëllech. Cependant, notre projet a du succès et je pense que nous devrions d’abord viser à l’établir davantage et renforcer son ancrage.

Et comment perçois-tu l’avenir en tant que jeune producteur ? Que recommandes-tu à tes pairs européens ?

Il va sans dire qu’il sera plus difficile de produire du lait à l’avenir, surtout après tant d’années de prix bas. Dans le même temps, les agriculteurs seront toujours essentiels. Peut-être pas pour produire uniquement du lait, mais pour produire ce que veulent les supermarchés et les consommateurs. Il faudra peut-être songer à créer de nouveaux produits, à établir davantage de canaux d’auto-commercialisation ou de commercialisation directe. Je pense aussi qu’il est important de se diversifier. De nos jours, on doit bien plus utiliser notre tête pour gagner de l’argent, ce qui exige de la créativité et de l’agilité. J’ai bon espoir que mes enfants auront un avenir à la ferme, car il s’agit là de qualités qui unissent les producteurs de l’EMB et de projets de lait équitable.

Jeff, merci beaucoup et nous vous souhaitons beaucoup de succès avec D’fair Mëllech et la laiterie Thiry.

 

Simon Bauer, European Milk Board

Derrière Faireswiss : des productrices et producteurs !

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© Faireswiss, Anne Chenevard

Lorsque nous avons lancé le lait équitable Faireswiss fin septembre 2019, la coopérative ne comptait que quatorze producteur.trice.s de lait. Aujourd’hui, nous sommes une soixantaine de producteur.trice.s, répartis sur les trois régions linguistiques suisses : la Romandie, la Suisse alémanique et le Tessin. Voici quelques portraits.

 

Anne Chenevard, notre présidente

« J’ai une exploitation familiale de 43 hectares et 40 vaches laitières situées à Corcelles-le-Jorat, dans le canton de Vaud. Je suis présidente de la coopérative Faireswiss, le projet de lait équitable suisse. L'aspect militant de notre projet est très important pour moi. Il est nécessaire de sensibiliser le consommateur à son rôle de « consomm'acteur ». En réfléchissant à leurs achats, les consommateurs ont la possibilité de maintenir une agriculture forte, productive, durable et familiale, génératrice d'emplois et de valeurs ajoutée. Ils ont aussi l'assurance d'avoir accès à des aliments de qualité, produits dans le respect de l'environnement et des animaux, et répondant à des normes de production très strictes. Je crois en l'avenir de l'agriculture suisse, et le projet Faireswiss représente pour moi l'espoir d'un futur possible pour la production laitière de notre pays. »

Patrice et Thierry Papaux, La Verrerie, canton de Fribourg

« Nous sommes Patrice et Thierry Papaux. En tant que père et fils, nous gérons notre ferme de 62 hectares. Nous partageons une passion pour l'agriculture. Le cœur de notre ferme est le lait. Plus de 70 vaches laitières produisent 580.000 litres de lait par an. Notre famille possède environ 140 bovins, qui sont logés dans une étable moderne. Nous possédons également cinq hectares de maïs, d'orge et de blé. Outre la production de lait, nous sommes des éleveurs de Holstein passionnés. Chaque matin, nous nous réveillons avec l'envie d'améliorer et de développer notre troupeau. Plus une vache est belle, plus elle vieillit ! Nous attachons une grande importance au bien-être de nos animaux. Avec deux refuges alpins, ils peuvent paître dans les montagnes chaque été et sont dûment fêtés lorsqu'ils reviennent de la Désalpe (Semsales) en octobre. »

Karl Lenherr-Kähli, Abtwil, canton de St Gall

« Je garde plus de 35 vaches à cornes avec 25 jeunes animaux, quelques cochons mères et des verrats avec ma femme Helen. Les cornes sont très populaires auprès des promeneurs. Ils apprécient l'élevage respectueux des animaux et notre proximité avec la ville. Nous avons tous deux grandi dans une ferme. J'ai suivi une formation de charpentier pour devenir agriculteur et Helen travaille à temps partiel à la réception d'une clinique de réhabilitation. Après le décès soudain du père d'Helen, nous avons repris la ferme de ses parents en 1997. Nous avons loué une autre propriété à Waldkirch, où les jeunes animaux paissent chaque été et profitent de l'herbe fraîche du Tannenberg. Nos activités agricoles comprennent non seulement l'élevage et la production laitière, mais aussi la culture fruitière. Plus de 460 arbres à haut tronc, avec des pommes douces, des poires, des prunes et des cerises, caractérisent notre paysage. Avec une telle quantité de fruits, il y a beaucoup à faire. C'est pourquoi nous disposons d'une machine à l'allure plutôt amusante qui nous aide à ramasser les fruits et nous soulage. Nous livrons la plupart des fruits directement à la cidrerie de Möhl. En cette année record de 2018, ce ne sont pas moins de 70 tonnes de fruits qui ont été réunies. Selon la saison, nous vendons le cidre doux et les prunes et cerises fraîchement récoltées directement à la ferme. »

Faireswiss, c’est un beau panel de producteur.trice.s. qui ont envie que leur métier de producteur de lait perdure. Nous espérons d’ailleurs très prochainement pouvoir intégrer encore plus de producteur.trice.s, car la liste d’attente est longue et plus nous serons, plus nous aurons de poids !

Retrouvez-nous sur notre site, sur Facebook et Instagram

 

Berthe Darras, secrétaire de Faireswiss

La France aura toujours besoin d'agriculteurs pour nourrir ses habitants !

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© FaireFrance

Malgré une année 2020 bouleversée par la Covid-19, les consommateurs sont de plus en plus sensibles au mode de production durable. Pour preuve, de 2013 à 2016, environ 15 millions de litres de lait FaireFrance ont été vendus alors que, sur la seule année 2020, ce sont environ 14 millions de litres qui ont été écoulés dans plus de 8 500 points de vente.

 

Malgré la Covid-19, les 500 agriculteurs et agricultrices copropriétaires de FaireFrance ont pu réaliser des animations en magasins, à la rencontre des consommateurs. FaireFrance est d'ailleurs la seule marque de lait en France à proposer autant d’animations en grande surface. « On explique aux consommateurs ce qu'il y a dans nos briques, c'est très important de garder le contact. Les agriculteurs en ont besoin aussi. Ils deviennent ambassadeurs et démarchent eux-mêmes les supermarchés et font la promotion de leur marque », a témoigné Jean-Luc PRUVOT, agriculteur à Parfondeval dans l’Aisne (02). Également inséminateur, il trait chaque jour 117 vaches et il trouve aussi le temps pour être le président de la marque.

À terme, l'objectif de l'entreprise est de convaincre davantage de supermarchés et de consommateurs de l'importance d'acheter du lait équitable, comme ce fut le cas l’an dernier avec la signature d’un nouveau partenariat avec l’enseigne ALDI France.

Comme le dit si bien Jean-Luc : « La France aura toujours besoin d'agriculteurs pour nourrir ses habitants. » Et la plus-value pour l’éleveur dans tout ça ? En 2020, c'est donc plus de 1 400 000 euros qui ont été reversés aux agriculteurs associés ; de quoi redonner le moral à une filière qui en a bien besoin !

 

Maxime Lefebvre, coordinateur projets de Fairefrance

Réussites et enseignements tirés de Di fair Milch Säuliamt

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© Di fair Milch Säuliamt

Voilà quatre ans que le Di fair Milch Säuliamt est disponible en rayon. Nous vendons deux types de lait pasteurisé : un lait entier non-homogénéisé et un lait à 2,5 % de matière grasse. Nous continuons de vendre ce lait dans les 12 filiales de la chaîne VOLG dans le district d’Affoltern (Säuliamt). Nous fournissons également des sacs de 10 litres pour les boulangeries. Avec la pandémie de Covid-19 en 2020, nous avons battu un record de ventes. Pour 2021, les chiffres sont un peu plus bas mais les ventes augmentent d’année en année.

 

La direction de la chaîne de supermarchés VOLG nous a interdit de vendre d’autres produits de notre gamme dans ses magasins. Afin de donner un nouvel élan aux ventes, nous avons prévu d’organiser des actions devant leurs magasins : un stand sera installé et tenu par une experte qui montrera aux consommateurs et consommatrices comment ils peuvent produire chez eux des yaourts, du sérac, du fromage frais etc. au lait pasteurisé. Nous avons vraiment hâte de pouvoir à nouveau discuter avec les consommateurs après si longtemps.

Rolf Heer, membre de la coopérative Di fair Milch Säuliamt, nous confirme : « Nous avons eu de bonnes expériences auprès du public. Les consommateurs et consommatrices achètent nos produits et sont prêts à y mettre le prix, car ils savent que ces produits viennent de notre petite région et que nous, les agriculteurs, recevons une rémunération équitable. Honnêtement, j’ai été surpris de leur engouement. Notre présence et notre engagement en ont valu la peine. » La seule critique, ou le seul souhait, qu’il souhaite formuler concerne l’expansion et la disponibilité. « Nous pourrions faire un peu plus pour être référencés dans davantage de magasins et éventuellement faire plus d’efforts par rapport à la distribution. Mais je pense que nous avons déjà fait un grand pas en avant en démontrant qu’obtenir un prix du lait équitable ne relève pas de l’impossible. »

Adrian Weber, secrétaire de Di fair Milch Säuliamt, nous explique : « Au début, je n’avais pas pensé que nous sauvions des exploitations, que nous leur offrions un avenir rien qu’en agissant à notre petit niveau. C’est notre succès qui m’a convaincu. Il s’agit surtout de montrer aux grandes laiteries que les gens sont prêts à payer plus. Nous en sommes la preuve vivante. » Par ailleurs, notre engagement pour le Lait équitable nous a permis de mieux comprendre comment les choses se déroulent dans les coulisses de la distribution. Adrian Weber partage avec nous ses impressions : « On comprend à quel point il est difficile, voire impossible, d’obtenir une place en rayon pour nos produits et quels types de contrats et clauses nous sont imposés. Les agriculteurs ne remarquent pas ce genre de choses en général. Bon nombre de collègues se sont toujours dit « qu’ils doivent nous référencer », mais c’est loin d’être le cas, car ils ont d’autres chats à fouetter. Il nous faut aussi comprendre que le terme « lait équitable » peut être un obstacle que les supermarchés doivent surmonter parce qu’il risque de rendre le reste de la gamme « inéquitable ». Ce n’est pas très agréable, tout comme les blocages imposés par certaines chaînes. « Au moins c’est instructif, tout comme notre projet nous a appris que les gens sont prêts à payer plus pour un bon lait équitable de la région. »

 

Werner Locher, Président de la coopérative de Lait équitable Säuliamt

La famille Koch, engagée et active pour Die faire Milch

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© La famille Koch

La famille Koch, de Harschbach en Rhénanie-Palatinat, est adhérente à notre programme de Lait équitable et gère une exploitation de 80 hectares de pâturages et 40 hectares de terres cultivées. Le fourrage pour les 60 vaches laitières est cultivé à 95 % sur ces mêmes terres et il n’y pas de fourrage racheté d’outre-mer ! Par ailleurs, depuis 2008, cette exploitation produit sans OGM.

 

Les animaux peuvent sortir toute l‘année : en hiver, ils sont libres de circuler dans une aire d’exercice, et ils sont en pâture du printemps à l’automne. Afin de ne pas avoir recours à l'écornage, seuls des bovins sans cornes sont élevés, et les veaux ne sont pas nourris au lactoremplaceur. La famille Koch cultive et conserve sur son exploitation d’anciennes variétés de fruits ainsi que des tournesols. La famille s’implique très activement dans la vie communautaire à travers de nombreux bénévolats.

Oliver Koch fait preuve d‘un engagement sans faille en faveur du Lait équitable. Par exemple, depuis plusieurs années, il fait régulièrement don de lait et lait chocolaté à la maison Ronald Mc Donald de l’hôpital pédiatrique de St. Augustin, où vivent des enfants gravement malades avec leurs familles. Il a installé l’ambassadrice du Lait équitable, la Justine, sur l’autoroute très fréquentée entre Francfort et Cologne et assure ainsi la visibilité suprarégionale de la marque – une chose qui lui tient très à cœur considérant l’avenir de tous les projets de Lait équitable. Selon lui, des actions et campagnes médiatiques, une promotion accrue via les réseaux sociaux et des tournées publicitaires sont (et continuent à être) essentielles.

Oliver s’engage également aux niveaux national et européen. À la fin de l’été 2020, alors que plusieurs actions et manifestations du BDM et de l’EMB ont eu lieu à Coblence, sa participation était indispensable. Les membres du BDM et de l’EMB pouvaient compter sur sa présence lors des actions puissantes et vigoureuses en marge du sommet des ministres de l’Agriculture de l’UE dans les vallées du Rhin et de la Moselle. Son rôle a été essentiel tant dans la préparation que dans la mise en œuvre. Par exemple, il était personne de contact sur place, a prêté main forte dans la logistique et dans la préparation et a organisé des logements et des places de parking pour tou.te.s les participant.e.s venus des quatre coins de l’Allemagne et des pays voisins. Enfin, il a hébergé les Justines européennes apportées par des collègues belges avant que celles-ci n’aient entamé leur mémorable voyage sur la Moselle pour rattraper les ministres qui se trouvaient à bord d’un bateau !

Lorsque de terribles inondations ont ravagé des parties de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie et de la Rhénanie-Palatinat à la fin du mois de juillet, Oliver n’a pas hésité à réagir. Chaque semaine, il livre des dons de lait et de lait chocolaté dans les zones inondées afin de venir en aide aux victimes et aux secouristes, qui se réjouissent de chaque brique de lait. Pour Oliver Koch, ce genre de solidarité et d’aide mutuelle va de soi, justement parce que c’est cette même idée qui est au cœur des projets de Lait équitable. La prochaine livraison dans la vallée de l’Ahr, située près de l’exploitation de la famille Koch et particulièrement touchée, est déjà prévue.

 

Andrea Münnekehoff, Die faire Milch

Le Lait équitable sur les réseaux sociaux

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© Pixabay, Thomas Ulrich

Les projets du Lait équitable sont également très actifs sur les réseaux sociaux. Vous voulez en savoir plus ? Voici quelques moments forts de nos pays partenaires du Lait équitable : 

 

 

 

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